A PROPOS DU 8 MARS

01/03/2015 21:19

8 MARS,

 

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

 

 

 

Cette journée officialisée en 1977 par les Nations Unies est célébrée en France depuis 1982.

Son objectif est de se souvenir des luttes des femmes pour obtenir les mêmes droits que ceux des hommes, et de rappeler qu'il reste encore en France des combats à mener pour les droits des femmes : réduction des inégalités dans la vie professionnelle ou lutte contre les violences conjugales ou sexistes, par exemple...

Cette journée manifeste aussi notre solidarité avec les femmes du monde entier : Avec celles victimes de viols utilisés comme armes de guerre, celles mariées de force, celles qui ne peuvent sortir seules ou ne peuvent travailler, celles qui sont esclaves sexuelles ...

 

Le 8 Mars, partout dans le monde, les femmes se mobilisent pour revendiquer leurs droits d'être humain.
 

Cette journée est également l'occasion de s'interroger sur la situation des femmes qui nous sont proches ? Que savons-nous des Rupismauriennes ?

 

D'après l'INSEE (chiffres 2011) sur 1125 rupismauriennes, le quart a moins de 19 ans, 15,6 % a 65 ans et plus, la grande majorité est agée de 24 à 64 ans. La composition des ménages nous apprend qu'il y a dans notre village, 64 femmes seules avec des enfants.

La grande majorité des rupismauriennes travaille et doit concilier vie professionnelle, vie familiale et vie personnelle.

 

En revanche, combien sont-elles à vivre au-dessous du seuil de pauvreté, à toucher le RSA ou avoir besoin de l'aide du CCAS ou des associations caritatives pour payer leurs factures d'EDF, de cantine, de téléphone ? Les chiffres de l'INSEE ne l'indiquent pas.

Ils ne nous indiquent pas non plus si les 16,5 % de femmes seules sans enfant, travaillent ou non, si elles souffrent ou non d’isolement.

 

Il faudrait dans le respect de l'anonymat et de la confidentialité, croiser les informations de l'INSEE avec celles d'autres organismes (CAF, travailleurs sociaux…) pour avoir un réel aperçu de la situation des femmes (et des hommes) de notre village.

 

Ces données sont importantes à connaître car elles permettent de mesurer les besoins de la population et d'apporter des réponses adaptées qui ne soient pas forcément la reconduction chaque année des mêmes actions.

 

Dans des communes avoisinantes, on trouve des points bibliothèques, des salles informatiques, des jardins partagés, des groupes de lectures (grands) parents-enfants... Autant d'espaces qui favorisent les rencontres entre générations et évitent l'isolement.

 

A quand une réflexion des élus de la majorité sur ces sujets ? Et une concertation avec la population qui permettrait de mieux cerner les attentes des un(e)s et les disponibilités des autres ?