Ambroisie : il est temps d'agir !

18/04/2015 18:52

            « L’ambroisie : un dangereux allergène à combattre »

                                           « L’ambroisie, une plante sauvage qui nuit à la santé »

                   « L’ambroisie creuse le trou de la sécu »

   « Hausse significative de la prévalence de l’allergie à l’ambroisie en Rhône-Alpes »

Tous les articles traitant de l’ambroisie titrent sur ses dangers, le pollen de l'ambroisie est préoccupant.

L’ambroisie à feuilles d’armoise ; qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une plante originaire d’Amérique du Nord qui est arrivée en France à la fin du 17ème siècle vraisemblablement introduite par une importation de fourrage.

Elle n’a progressé spectaculairement qu’à partir des années 50 simultanément aux grands travaux d’aménagement du territoire.

Sa progression géographique et sa capacité à s’adapter et à coloniser les milieux très variés posent de véritables problèmes. Un plant d’ambroisie peut produire jusqu’à 3000 graines qui conservent leur pouvoir germinatif pendant 30 ans !

Ce qui explique qu’à chaque fois que l’homme remue la terre (chantier ou culture) il remonte à la surface des graines enfouies qui ne demandent qu’à germer.

Le transport de la terre avec les machines agricoles ou les engins de chantiers permet aussi une dispersion des graines.

Comment la reconnaitre ?

En Rhône Alpes, elle est répartie inégalement mais est présente dans tous les départements.

On la retrouve dans les plaines, les collines mais on peut aussi la trouver à plus de 800 m d’altitude.

Elle est répartie généreusement sur l’axe du couloir rhodanien et Rochemaure n’est pas épargnée.

On la retrouve principalement dans les exploitations agricoles (75 %) mais aussi au bord des chemins ou des routes, dans les jardins et au bord des cours d’eau sur les terrains à l’abandon. C’est une plante qui se développe sous une exposition directe au soleil.

Il est nécessaire de reconnaitre l’ambroisie au stade végétatif parce que c’est à ce stade qu’il est important de l’éliminer.

On peut la confondre avec l’armoise commune et l’armoise annuelle.

Environ  8 % de la population est sensible à l'ambroisie. 10 à 12 % en Rhône-Alpes. Il suffit de 5 grains de pollen par mètre cube d'air pour que les symptômes apparaissent, quand on sait qu’un pied d’ambroisie  peut en donner plusieurs millions…

Le potentiel   allergisant de l’ambroisie est de 5 (sur une échelle qui va de 1 à 5).

L’ARS (Agence Régionale de Santé) a enregistré une augmentation des cas d’allergie de 32 % en 5 ans sur Rhône Alpes.

Les symptômes les plus courants sont les suivants :

Nez qui pique, coule, éternuements, les yeux rouges, gonflés, larmoyants, toux sèche, asthme, difficulté à respirer, parfois grave chez les sujets sensibles, urticaire, eczéma, rougeurs, boutons, démangeaisons.

Plus le taux de pollen dans l’air est élevé plus les symptômes sont prononcés.

Le nombre de personnes sensibles à l’ambroisie est en hausse constante.

L’ambroisie est devenue un problème de santé publique !

Quelles mesures pour lutter ?

A l’heure actuelle, aucune mesure gouvernementale n’a été prise mais cela ne doit pas empêcher les actions au niveau local.

En Région Rhône Alpes dans le cadre du Plan Santé Régional Environnement 2, les préfets ont demandé aux communes de nommer un « référent ambroisie » dont le rôle est de procéder au repérage des plants d’ambroisie et d’évaluer le niveau d’infestation. Il informe la mairie et donne des conseils de prévention.

Le référent, nommé par le maire, est formé par l’ARS.

Encore faut-il que le maire fasse le choix de lutter au lieu de laisser faire.

Notre maire, à Rochemaure, pense que les gens atteints d’allergies aux pollens d’ambroisie, savent anticiper et se soigner. Mais il oublie de dire qu'un grand nombre parmi eux sont contraints de vivre chaque année sous anti histaminiques et souvent sous anti asthmatiques tout en continuant à éprouver une forte gène et une fatigue générale pendant les 2 mois de la saison ambroisie.

Ne vaut-il  mieux pas prévenir que guérir ? Selon le Président de STOP  AMBROISIE «  l'ambroisie ne cessant de se propager, il est prévisible que le nombre de malades augmentera et le risque d'aboutir à une situation incontrôlable est bien réel. »

Le référent ambroisie peut être bénévole. Son intervention n’ôterait pas un centime au budget de la commune et faciliterait la vie en fin d’été à bien des personnes fragiles qui n’ont pas besoin de ce fléau supplémentaire, et enrayerait le développement de la plante.

Comment prévenir l'ambroisie ?

Suivant la taille de la surface infestée et le type de milieu concerné (surface agricole, bords de route, zone de chantier…), la destruction peut se faire préférentiellement par arrachage, tontes ou fauchages répétés menés sur les seules zones contaminées par l’ambroisie ou par le déchaumage de parcelles de céréales envahies (action menée par les céréaliers mais qui doit être effectuée plus tôt, avant la floraison) ou d’autres techniques culturales appropriées. En dernier recours, la lutte chimique peut être utilisée de façon raisonnée, au moyen de produits homologués et en respectant les modes d’emploi. (site : https://www.developpement-durable.gouv.fr/Comment-lutter-contre-l-ambroisie)

 

Pour finir :

L’ambroisie creuse le trou de la sécu…

15,5 millions d’€ ! C’est ce que les allergies à l’ambroisie ont coûté à la sécurité sociale dans la seule région Rhône-Alpes en 2013. Cela mérite tout de même que chacun fasse un effort pour ne pas creuser un peu plus le déficit de la sécu.

Contenir l'impact de la plante à un niveau supportable nécessite la conjugaison des efforts de tous, au quotidien et dans la continuité des saisons conformément à la lettre et à l'esprit de l'article L.110-2 du Code de l'Environnement qui impose à chacun de veiller et de contribuer à la sauvegarde et à la protection de l’environnement. (https://www.ambroisie.info/pages/regle.htm)

De bonnes volontés se sont manifestées, Nous attendons du maire qu'il nomme un référent  chargé de  coordonner la lutte contre l'ambroisie sur notre commune en lien avec l'Agence Régionale de Santé.

 

DERNIERE MINUTE
L'intervention de nos élus en conseil municipal ne sera pas restée sans suite.
Nous venons d’apprendre qu'un agent de la commune avait été nommé référent ambroisie. C'est donc une personne rémunérée par la commune qui prendra en charge ce travail. Le maire n’a pas souhaité - comme cela se fait dans la plupart des communes-  retenir la proposition d'habitants bénévoles qui voulaient à travers cette mission de référent servir la commune dans un esprit citoyen. Bénévoles qui auraient également pu venir compléter et alléger le travail de l'employé communal.

Une fois de plus, on constate qu'à  Rochemaure le maire et sa majorité  préfèrent travailler dans le cercle réduit de leurs connaissances même si cela coûte plus cher à la collectivité et que rien n'est fait pour faciliter l’engagement citoyen des habitants.