PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT

26/03/2015 14:01

Vous avez sans doute eu l’occasion de voir, au centre du village, à 100 m des écoles maternelles et primaires, une équipe d’employés communaux qui pulvérisait sur des murs, un produit manifestement dangereux car manipulé comme dans une zone à hauts risques : combinaison, casque, masque…Il s’agissait vraisemblablement d’un herbicide, destiné à détruire les « mauvaises herbes »  qui tentaient de s’accrocher à des fentes de murs un peu tristes et de les égailler, car quelques temps après, ces plantes avaient disparu.

Il y a de la vie dans nos vieux murs, mais il y a aussi une volonté municipale d’enlever, parfois même en prenant des risques, tout ce qui pousse naturellement et gratuitement, pour « n’autoriser » que les plantes en pot.

Le résultat se traduit par des rues tristes et froides (rue du Faubourg…), qui ne présentent guère de  dérivatif au passage du vent et à celui des véhicules.

Il y a pourtant d’autres manières de faire, comme le montre le quartier du château:

Depuis une dizaine d’années, les habitants du quartier, ont pris en main leur environnement : l’association (ASC), s’efforce d’inverser la tendance municipale de mettre la pierre à nu, de la déshabiller de sa verdure qui la met en valeur et la protège souvent. Les habitants du quartier ont stoppé l’enlèvement systématique des lierres et briones qui tiennent les murs, et arrêté la coupe des arbres qui stabilisent les talus.

Ils ont réussi à replanter des arbres (micocouliers, oliviers..) ou buissons (lauriers roses buis…),

En disséminant les graines de plantes qui poussent dans les murs, l’association a multiplié  les valérianes et giroflées, mais aussi les pieds de persil, lupin, et autres plantes à fleurs : des iris ont été transplantés, (une quinzaine de variétés différentes), ainsi que des bulbes d’autres plantes, et cela malgré le terrain exigu et sec.

Les produits herbicides ou autres pesticides ne sont pas employés.

Certaines plantes repoussent chaque année en faisant des grappes de fleurs qui se renouvellent durant plusieurs mois car elles sont retaillées pour repartir à fleur en automne.  

Ces interventions se font principalement pendant deux journées conviviales (une au printemps et l’autre en automne),organisées par l'ASC dans l'esprit de ce qui se pratiquaient encore après la guerre:Des « journées de prestation », permettaient alors aux habitants « prestataires » de faire baisser leurs impôts en allant déclarer en Mairie les travaux d’intérêt public qu’ils avaient réalisés.

Aujourd’hui il ne s'agit plus pour les habitants de faire baisser leurs impôts individuels en contre partie de ces travaux , mais de valoriser un quartier et de l'entretenir en respectant la nature. Les visiteurs, comme les habitants apprécient davantage un espace habité, vivant et beau, que désert, froid, et minéral, et ils le respectent plus.

Il serait souhaitable d'encourager ces initiatives , de les faire connaître, ce qui n'est pas le cas actuellement. Il existe d’autres manières de respecter la nature et de protéger l'environnement , et ce qui est fait au quartier du château n’est qu’un exemple.

L’important est de trouver la bonne formule pour chaque quartier, en s’appuyant sur les possibilités et les envies des habitants concernés.

Dans tous les cas et d'autant plus lors de travaux assurés par la mairie, il s 'agit pour nous de supprimer les pesticides dont nous n’avons pas  besoin en milieu urbain. En plus de la protection de la santé, nous protégeons les insectes polinisateurs (abeilles, papillons, coccinelles… ) qui assurent 70% de la pollinisation des plantes, ne l’oublions pas. Sans compter les économies sur le budget dépenses d'entretien de la commune.

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